mercredi 15 novembre 2017

Une statue de Léon Messiaen dans le jardin du Préau à Troyes en 2018

L'énergie fauchée

En 2018 sera inaugurée place du Préau à Troyes, une reproduction de cette statue, réalisée en 1915 par le sculpteur Léon Messiaen, frère du père du compositeur Olivier Messiaen.


Date et Lieu : le 11 novembre 2018, rue Roger Salengro,Place du Préau, Troyes


Descriptif : Né en 1884 dans le Nord, le jeune Messiaen, oncle du compositeur Olivier Messiaen arrive à l’âge de 16 ans dans l’Aube. Entré à l’école des beaux-arts de Paris à18 ans, il y remporte le 1er prix de sculpture. Mobilisé, il fit campagne en Lorraine, dans le Pas-de-Calais puis à Verdun.
 Il est blessé trois fois durant les combats. Il se porte ensuite volontaire pour l’armée d’Orient,où il trouve la mort par l’explosion d’un obus en Serbie, le 17 septembre 1918,à l’âge de 33 ans.
L’Énergie fauchée (ou Dernier Spasme) semble avoir été créée en 1915, pour un hypothétique monument commémoratif du centenaire des batailles napoléoniennes. À la suite de la mort de l’artiste au Champ d’honneur, la statue a été réemployée pour l’ornement du tombeau familial au cimetière de La Chaise. Cette œuvre représente un jeune homme ramassé sur lui-même, paraissant chercher en lui une ultime ressource.
La Ville de Troyes prévoit de faire une copie de cette statue, d’après le plâtre original,conservé au musée municipal des beaux-arts et d’archéologie de Troyes,« musée de France ». Cette statue marquera la fin du programme de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 par la Ville de Troyes et permettra de rappeler ce souvenir aux jeunes générations, au travers d’une œuvre emblématique de cette période, et du sacrifice de toute une génération.

Une cérémonie officielle aura lieu pour l’inauguration de cette statue à l’occasion du 11novembre 2018.







mercredi 1 novembre 2017

Le cénotaphe de Newton par Dominique Pagnier






Cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder à l' entretien accordé par l'écrivain Dominique Pagnier

Interview à la radio suisse RTS

Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton"

Quʹest-ce qui peut relier un architecte français du XVIIIe siècle, la sûreté dʹÉtat de la République Démocratique Allemande, les charmes de Samarcande, Rimbaud, les musiques de Nena, Schubert et Tchaïkovski, la guerre civile espagnole, les contes de Grimm et le destin dʹune famille champenoise "ordinaire"?
Le talent du romancier et poète Dominique Pagnier, qui signe avec "Le Cénotaphe de Newton" un extraordinaire voyage derrière le rideau de fer, à la fois roman dʹespionnage, hymne à la grisaille socialiste, et scénario de théâtre où lʹauteur promène ses personnages de papier - et le lecteur - entre histoire, sentiments amoureux, tragédie et comédie.

Par David Meichty
Lectures : Juliana Samarine
A lire: Dominique Pagnier: "Le Cénotaphe de Newton", Editions Gallimard

lundi 30 octobre 2017

Alfred Boucher et Aix les Bains


Alfred Boucher en 1922  pendant les travaux  du monument aux morts en ciment armé d'Aix les Bains, ville où il s'installa  en 1884.



  Alfred Boucher, sculpteur, né le 23 septembre 1850 à Bouy-sur-Orvin et mort à Aix-les-Bains le 18 août 1934.  Il fut enterré à Nogent sur Seine auprès de son épouse.

Se reporter à sa biographie par Claudie Pornin publiée  dans le "Dictionnaire des célébrités auboises"
Editions de la Maison du Boulanger  Troyes 2016.

jeudi 5 octobre 2017

Le passeport pour Alger de la couturière troyenne Joséphine Mailly en 1832


  En 1832, la demoiselle Marie Joséphine Mailly, née à Troyes le 12 octobre 1804 sollicite un passeport pour se rendre à Alger où elle souhaite exercer son métier de couturière. Sa demande est appuyée parle maire de Troyes M. Payn qui écrit une lettre très élogieuse  au préfet.

Joséphine Mailly, fille d'un  marchand fabricant de drap, René Philibert Mailly et de Marie Anne Autrant,  est une couturière réputée sur la place de Troyes. Agée de 27 ans, elle dispose d'un capital accumulé au cours de son activité professionnelle qui lui permet de financer son voyage et son installation à Alger. Elle mesure 4 pieds 10 pouces,, ses cheveux et sourcils sont châtains, comme ses yeux. Ses nez et bouche sont moyens, son visages et son menton sont ronds et son teint est pâle.

Le passeport lui est accordé et l'on apprend par l'état-civil d'Alger qu'elle épouse le 9 novembre 1835 un employé à la comptabilité de l'intendance civile d'Alger  Jean Joseph Garreau  qui déclare sur l'honneur que c'est par erreur que son acte de naissance enregistré  le 20 ventose an XII à Marennes en Charente Inférieure  ne mentionne pas son nom réel Garreau de Loubresse. Il y est designé comme fils de l'avoué Armand Garreau et de dame Elisabeth Lozeau, petit-fils d'un ingénieur Jean Baptiste Garreau. Le couple Garreau Mailly a plusieurs enfants. Deux garçons  décédent peu de temps après leur naissance en 1836 et 1838. Une fille Marie Amélie Eglé en 1839 deux garçons Alexandre Paul Armand en 1840, Louis Armand en 1842.

Marie Joséphine Mailly  décède  à Alger en 1858.  Son mari devenu huissier contracte un second mariage en 1861 avec une espagnole Magadalena Gonalon, originaire de l'ile Minorque et il décède en 1877.
Leur fils Alexandre Paul Armand fonde une famille en Algérie après son mariage en 1878 à Alger avec Marie Françoise Delahays. Louis Armand, médecin, épouse en 1866 Marie Alexis, fille de l'architece  François-Joseph Granger...
Plusieurs descendants de Marie Joséphine Mailly feront carrière en Algérie sous le nom Garreau de Loubresse. L'un d'entre eux sera décoré de la Légion d'Honneur.


Les deux documents reproduits ci-dessus proviennent des Archives départementales de l'Aube.

samedi 23 septembre 2017

Madame L.R. Lamotte d'après Rodolphe Lucien Desdunes

Rodolphe Lucien Desdunes 1849-1928 a publié en 1911 dans son ouvrage "Nos hommes et notre histoire" une courte biographie de Madame L.R. Lamotte 1848-1907 une créole libre née et décédée à la Nouvelle-Orléans.
Cette femme remarquable n'est autre que la brève épouse d'un commerçant troyen, marchand de chemises à la fin des années 1860 François Hippolyte Rouilliot, né à Brienne la Vieille.
Elle s'appelait Louisa Rouilliot-Lamotte et était la fille d'un architecte André Lamotte et de sa femme Emilie Dupuis.
Voici ci-dessous cette mini biographie.



Mme L. R. LAMOTTE


La population créole réclame comme une de ses gloires littéraires Mme Louisa Lamotte.
Cette femme, si bien connue par son érudition, par les grands services qu'elle a rendus à la cause de l'éducation et, notamment, par sa position comme directrice du Collège de Jeunes Filles d'Abbeville, France, a reçu les Palmes Académiques, quelques années avant sa mort.
Mme Lamotte s'est constamment distinguée dans sa longue carrière de quarante années passées dans l'enseignement, à Paris et ailleurs.
Le fait qu'elle a été décorée par des sociétés savantes de l'Europe est un titre puissant à la considération toute particulière que nous accordons à sa mémoire.
Dans son cas au moins, on constate que les têtes dirigeantes de la France n'ont pas été les seules à reconnaître ses mérites.
L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, à laquelle Mme Lamotte a collaboré, n'a pas manqué d'exprimer ses profonds regrets, lorsque la mort est venue la frapper, en 1907.
Voici les réflexions de ce journal :
MEMENTO
"Nous apprenons, non sans en être profondément attristé, la mort d'une femme que nous tenions en la plus respectueuse estime, d'une femme qui, longtemps, nous honora de sa collaboration et qui, depuis de longs mois, était retenue captive chez elle par une santé chancelante, Madame Louisa Lamotte.
"Nous ne connaissons pas les circonstances qui ont entouré la mort de l'excellente femme ; mais nous avons l'assurance qu'elle n'aura éprouvé aucune terreur à l'approche de la mort, tant était tranquille et sereine toujours sa conscience.
"Madame Lamotte est née à la Nouvelle-Orléans, mais elle avait été élevée en France, où la plus grande partie de son existence s'était écoulée. Elle avait été appelée à la Nouvelle-Orléans par ses intérêts, et c'est en y consacrant tous ses soins qu'elle a succombé à l'épuisement de ses forces.
"Madame Lamotte avait eu à Paris la direction d'une maison d'éducation de jeunes filles, et avait fondé dans la grande Capitale une Revue qu'elle rédigeait avec talent.
"Le Gouvernement reconnut son mérite, et la décora des Palmes Académiques.
"Jamais, dans ses causeries toujours intéressantes, ne faisait-elle étalage de son savoir de son érudition, trop humble, trop modeste était-elle pour cela : jamais non plus, n'y manquait-elle de bienveillance.
"Son très ardent désir était de retourner en France, d'y aller reprendre ses relations trop longtemps interrompues, de se rapprocher enfin du seul être cher qui lui restât, une fille.

Elle est morte en plein rêve ; et bien doux aura été son réveil dans le Grand Au-delà, si le juste y reçoit sa récompense."

 Un long et patient travail dans diverses archives en France et aux Etats-Unis devrait permettre d'étoffer la biographie de cette femme pionnière de l'enseignement des jeunes filles en France qui a également donné des cours gratuits à Paris pendant la Commune aux Batignolles dans le17ème arrondissement. ainsi qu'en témoignent des affiches signées par le maire Benoit Malon.

Voir Maison Hippolyte Rouilliot à Troyes

Poème de Rodolphe Lucien Desdunes

To the French High Commission

 (Hommage de la population de couleur.)

Messieurs:
Héros, Vous qui Venez de la France lointaine,
Vous, défenseurs du droit et de la liberté;
Des humbles descendants de la race Africaine,
Veuillez bien accueillir l'hommage mérité.
Nous, aussi, nous voulons témoigner a la France,
Au nom de l'avenir, du présent, du passe,
Nos sincères souhaits, notre reconnaissance,
Tel que, de tous les temps, notre âme la pense.
Nous avons admiré l'illustre Lafayette,
Le Divin Lamartine et le sublime Hugo,
De nos Dumas, la France est seule qui S'inquiète,
Qui, par amour du bien, sait consacrer le beau.

Rodolphe Desdunes


lundi 18 septembre 2017

Préparation du déplacement du monument des Enfants de l'Aube



  En 2009, ce monument dédié aux Enfants de l'Aube avait fait l'objet d'une restauration.



 Cliquer sur le  lien ci-dessus


Cette fois, il va être déplacé d'une dizaine de mètres dans le cadre de l'aménagement du quartier de la gare de Troyes.