vendredi 9 février 2018

Photographie Phébus, Piquée, peintre-portraitiste


 Annonce publiée dans le premier numéro du journal "Le Petit Troyen" 
daté du samedi 12 novembre 1881

Le 6 septembre 1864 Jean Baptiste PIQUEE, employé aux chemins de fer de Lyon, âgé de 36 ans, né dans les Vosges, demeurant 12, rue de Charonne Paris 11ème, épouse à Troyes Françoise MOREL, fille de confiance chez HOPPENOT, âgée de 37 ans, née à Dammartin (Haute-Marne).

Le 14 janvier 1867, Jean Baptiste PIQUEE, comptable aux chemins de fer de l'Est, demeurant 44 rue de Belfroy à Troyes, déclare la naissance de son fils Georges Marie.

En 1872, le recensement de population sur Troyes enregistre Jean Baptiste PIQUEE, exerçant la profession de photographe, âgé de 44 ans, habitant 10 rue du Ravelin avec sa femme Françoise MOREL et leur fils Georges Marie.

En  1876 Jean Baptiste PIQUEE adhère à la Société Française de Photographie créée en 1854. Il y restera jusqu'en en 1887.

Le 7 juin 1887 Jean-Baptiste Piquée, âgé de 59 ans, décède en son domicile, 2, place du Ravelin à Troyes.
En 1888 Georges Marie PIQUEE entre à la Société Française de Photographie, il se fait connaître sous le nom de PIQUEE fils.

jeudi 8 février 2018

Le cimetière de Troyes visité par Philippe Landru

   Buste de Gaston Arbouin 1849-1907



 Buste de Napoléon Ambroise Cottet 1808-1880

Médaillon de Charles Dutreix
1848-1899
Philippe Landru propose une visite commentée du Cimetière de Troyes sur son site internet.

Ce site vise à promouvoir le patrimoine funéraire dans toutes ses formes : célébrités, tombeaux esthétiques, aspects architecturaux, mémoriels, anecdotiques…
En maintenant plus de douze ans d’existence, il est devenu, tant pour les particuliers que pour les professionnels, le site de référence du patrimoine funéraire.
L’auteur unique des articles de ce site (mais secondé par une armada de fidèles et de correspondants passionnés qui donnent à ces pages leur raison d’être) : Philippe Landru, professeur agrégé d’histoire, spécialiste des cimetières, empêcheur d’oublier en rond, organisateur de visites pour tous les publics.



Lien vers le site de Philippe Landru

http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article4864

Sur le même site on peut trouver des informations sur plusieurs cimetières de l'Aube : Bar sur Aube, Nogent sur Seine, Saint Parres les Vaudes, Chavanges... et sur de nombreux départements.

vendredi 2 février 2018

La République armée par Théodore Guillemin 1879

    La République armée par David d'Angers

copie réalisée par Théodore Guillemin 1837-1904

"Cette statue est l’œuvre de M. Guillemin, de Troyes ; elle a été exécutée sur le modèle - le chef d’œuvre de David d'Angers.

Entourée de verdure et de fleurs, elle forme derrière l'orateur, Louis Blanc, un fond décoratif d'un effet splendide. En haut des pourtours de la salle sont placés des trophées, des inscriptions républicaines, des écussons portant les noms des héros de la démocratie. D'un côté Danton, Camille Desmoulins, Chaumette, Marat, Robespierre ; de l'autre Ledru Rollin, Louis Blanc, Albert, Blanqui, Raspail. 

Au milieu faisant fronton sur la grande entrée, l'inscription :

Aux hommes de 48, la démocratie reconnaissante 

et de chaque côté un peu au dessous de cette inscription : 

89, droits de l'homme, 48, suffrage universel

extrait de L'Avenir Républicain du 20 mai 1879 relatant la conférence donnée par Louis Blanc au Cirque de Troyes le dimanche 18 mai 1879


mercredi 31 janvier 2018

Le tombeau Pillaveine par Gustave Guillemin 1863-1925

  Tombeau Pillaveine par Gustave Guillemin - Troyes



L’Aube Illustrée  31 octobre 1886

« Mais passons à autre chose, au dessin que nous donnons ci-contre, qui représente un fragment du tombeau qui vient d’être élevé au cimetière à la mémoire d’un de nos concitoyens, M. Pillaveine.
Ce tombeau est l’œuvre de M. Gustave Guillemin, pensionnaire de la ville ; nous croyons devoir à ce propos rappeler les études et les succès du jeune artiste.
Gustave Guillemin, est né en 1863, près de Châtillon-sur-Seine. Elève de notre école de dessin, il a ensuite travaillé sous la direction de M. Boucher.
Admis au salon depuis 1883, il a exposé chaque année. Il a été reçu à l’école des beaux-arts, le 1er au concours de places en 1884.
Depuis il a obtenu plusieurs mentions aux différents concours et une médaille cette année.
Il est actuellement sous la direction de M. Falguière.
M. Guillemin est tout jeune – 23 ans à peine. Le tombeau de M. Pillaveine est son œuvre capitale. Il nous fait bien augurer de l’avenir de l’artiste qui l’a conçu et exécuté. »



Gustave Basile Guillemin est né en 1863 à Ampilly le Sec, décédé en 1925 à Douai.
Sculpteur, dessinateur, il a été professeur de dessin à l'école municipale de Cambrai et membre correspondant  de la Société Académique de l'Aube.

Son père Théodore Guillemin, sculpteur également, a été l'un des proches collaborateurs de Stanislas Baltet. Le Cercle Populaire se réunissait dans son atelier situé au 11, rue de la Paix à Troyes dans les années 1872-1873.
 Quelques années après, son atelier fut le siège des premiers syndicats ouvriers créés à Troyes sous l'impulsion du radical Stanislas Baltet. Il réalisa un buste de Marianne exposé lors d'une grande réunion politique organisée par les radicaux au Cirque de Troyes. Il participa au développement de la libre-pensée et des enterrements civils dans l'Aube et aux campagnes électorales qui virent l'élection de Stanislas Baltet au poste de maire de Troyes puis    à l'Assemblée Nationale en 1881.
 Attaqué par l'aile gauche des républicains, qui lui reprochèrent sa proximité avec Stanislas Baltet, une bourse accordée par la mairie de Troyes pour la poursuite des études artistiques de son fils et fortement ébranlé par le décès de sa fille, il abandonna peu après son activité politique.

samedi 20 janvier 2018

Inauguration du buste de Robert Galley le 18 janvier 2018




Troyes, place de la Libération, buste de Robert Galley 1921-2012, compagnon de la Libération, ancien maire de Troyes, député, sénateur, plusieurs fois ministre.
Œuvre du sculpteur aubois Didier Rousseau-Navarre appréciée par ses proches et membres de sa famille qui retrouvent une expression malicieuse et privée de cet homme d'apparence généralement plus austère dans ses apparitions publiques..

mardi 16 janvier 2018

Le Dr Fourcade, victime de la peste en février 1835



  Le Dr Fourcade, chirurgien militaire à Troyes demanda un congé  sans solde en juin 1834 pour se rendre en Egypte rejoindre plusieurs de ses amis saint-simoniens partis pour construire des barrages ou enseigner la médecine.
Arsène F Bulard décrit la fin tragique de ce jeune médecin atteint par l'épidémie de peste dans son livre "De la peste orientale" publié en 1839.
La Société académique de l'Aube qui avait  reçu le Dr Fourcade comme membre correspondant le 20 juin 1834 salua sa disparition dans ses Mémoires publiés en 1835.
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dimanche 24 décembre 2017

La convalescence du mécanicien Bigey soigné par le chirurgien Fourcade à Troyes

  Claude-Joseph Bigey, mécanicien-serrurier, dans son atelier pendant sa convalescence en 1834




M. Bigey, serrurier-mécanicien à Troyes, âgé de trente-cinq ans conduisait une pompe à incendie sur un chariot dont le poids total peut être évalué à 1500 livres. Il fut renversé de son siège par l’emportement du cheval; étendu sur le sol, une roue lui passa sur la jambe gauche.
Appelés une heure après l’accident dans la nuit du 21 décembre 1833, les docteurs Fourcade et Patin, constatèrent une fracture du tibia à deux pouces au-dessus de la malléole et lui portèrent les premiers soins avec la réduction de la fracture.
Le lendemain matin, le Dr Fourcade poursuivit les soins et appliqua l’appareil des fractures de jambe décrit dans la clinique du professeur Larrey.
Au bout d’un mois de séjour alité,  l’accidenté « homme actif d’esprit et de corps, » ne supporta plus l’obligation de rester au lit. Le Dr Fourcade songea à utiliser la suspension de Sauter et donna la préférence à l’appareil simplifié de M. Mathias Mayor de Lausanne, qui consiste en une planchette proportionnée au membre fracturée, percée de quatre trous, un à chaque angle, dans lesquels passe une corde formant deux anses parallèles saisies au milieu par un crochet. Le patient étant un mécanicien réputé, en moins d’un jour il mit au point cet appareillage en détournant un support se trouvant dans son atelier pour un autre usage.
Le Dr Fourcade communiqua un croquis représentant son patient dans son atelier, publié dans une revue médicale relatant cette opération et la convalescence .
C’est la jambe portée sur ce petit hamac garni d’un coussin de balles d’avoine que notre blessé a attendu patiemment la consolidation de sa fracture, se levant tous les jours, dirigeant son atelier.
Le 16 février 1834, cinquante-sixième jour après l’accident, l’appareil fut levé en présence de plusieurs médecins qui constatèrent la grande solidité et la régularité du cal, résultat de la compression exacte, constante et circulaire, un des avantages de l’appareil inamovible.
Quelques mois plus tard, le Dr Fourcade, saint-simonien, quitta Troyes pour se rendre auprès du Dr Clot-Bey en Egypte, où il décéda le 18 janvier 1835, malade de la peste contractée  quelques jours auparavant au cours des soins dispensés à une malade.